L’impôt sur le bénéfice 2025 des entreprises : Une progression de 4 % malgré de grandes disparités entre secteurs et régimes
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DGFiP Statistiques n°51 - septembre 2026
Le résultat fiscal des 7,7 millions d’entreprises déclarantes relevant de l’impôt sur les sociétés (IS) ou de l’impôt sur le revenu (IR) au titre de 2025 s’élève à 266 Md€, en hausse de 2,7 % par rapport à 2024.
Le résultat fiscal des entreprises soumises à l’IS s'établit à 176 Md€, soit une hausse de 3,2 % après la baisse de 2,2 % en 2024. Cette augmentation est portée par les bénéfices du secteur des activités financières et d’assurance, qui sont en très forte hausse (+146 %) en raison d’opérations exceptionnelles. La progression du bénéfice fiscal de ce secteur permet de compenser la baisse du résultat fiscal des entreprises hors secteur financier et d’assurance relevant de l’impôt sur les sociétés (IS) (-11,1 %). Derrière ces évolutions moyennes, les bénéfices progressent de 1,3 % tandis que les déficits diminuent (- 2,0 %). L’IS brut s’élève à 70,5 Md€ en hausse de 2 %.
Le résultat fiscal des entreprises imposées à l’impôt sur le revenu (IR) s’élève à 90 Md€, en hausse de 1,8 %. Les recettes d’IR afférentes à ces revenus professionnels (avant réductions et crédits d’impôt) sont estimées à 12,3 Md€, en hausse de 4,3 %.
Ainsi, l’impôt brut sur le bénéfice de l’ensemble des entreprises atteint 83,7 Md€ en 2025 (+ 2,5 %). En parallèle, les réductions et crédits d’impôt utilisés se sont élevés à 13 Md€, ce qui porte l’impôt net à 70,7 Md€ (+4 %).
Les entreprises à l’IS bénéficiaires sont au nombre de 1,8 million en 2025 (+3,3 % par rapport à 2024). Le montant total de leurs bénéfices est de 287 Md€ en légère augmentation (+1,3 %). Le nombre d’entreprises à l’IS déficitaires augmente de 7,1 % en 2025 pour atteindre 1 million d’entreprises, mais le montant total de leur déficit diminue de 2,1 % passant de 112 Md€ en 2024 à 111 Md€ en 2025.
Les entreprises à l’IS peuvent reporter et imputer des déficits antérieurs sur les bénéfices des exercices suivants. En 2025, 517 000 entreprises ont imputé près de 35 Md€ de déficits antérieurs. Sans ces imputations, le bénéfice aurait été de 321 Md€ (287 + 35), contre 319 Md€ en 2024 (les imputations de déficit atteignaient 35 Md€ également).
La hausse des bénéfices (+1,3 %) entraîne une hausse plus importante de l'IS brut (+2,0 %), qui s’établit à 70,5 Md€1. Depuis 2022, le taux normal d'IS est de 25 % sur les bénéfices des entreprises. Les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 10 M€ et dont le capital est détenu à hauteur d’au moins 75 % par des personnes physiques bénéficient d'un taux réduit de 15 % pour les 42 500 premiers euros de bénéfices.
(1) Le taux moyen d’imposition est défini comme le rapport entre l’IS brut et le montant des bénéfices. D’autres taux réduits d’imposition existent pour les plus-values sous certaines conditions selon le type de cession concerné (19 %, 15 % ou 0 %) et aussi pour les redevances tirées de la concession de brevets (10 %). La base imposable de ces taux réduits (72 Md€) et le montant d’impôt associé ne sont pas pris en compte ici.
(2) Le sigle CEBGE correspond à "Contribution Exceptionnelle sur les Bénéfices des Grandes Entreprises".
Lecture : En 2025, le bénéfice total des sociétés imposables à l'IS était composé de 20 Md€ d'assiette de la CEBGE, de 31 Md€ de bénéfice imposable à 15 % et de 257 Md€ de bénéfice imposable à 25 %. A ce bénéfice imposable il faut soustraire 111 Md€ de déficit. 1 788 000 entreprises sont bénéficiaires et 1 046 000 déficitaires.
Sources : Fichier des redevables professionnels des années 2022 à 2025, DGFiP.