Table of Contents Table of Contents
Previous Page  133 / 234 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 133 / 234 Next Page
Page Background

LA COTISATION FONCIÈRE DES ENTREPRISES

Zones franches urbaines - territoires entrepreneurs

(ZFU-TE)

(

anciens art.

1466 A-I quater

1466 A-I quinquies

et art.

1466 A-I sexies du CGI )

ZFU-TE de seconde génération

(

ancien art.

1466 A-I quinquies du CGI

;

BOI-IF-CFE-10-30-50-40 )

Le régime d'exonération et d'abattement prévu au

I quinquies de l'article

1466 A du CGI

n'est plus applicable

aux opérations intervenues dans les ZFU de seconde

génération à compter du 3 avril 2006 mais continue de

s'appliquer jusqu'à son terme pour les opérations réalisées

antérieurement.

Seuls les établissements suivants restent soumis au régime

« ZFU-TE de seconde génération » :

– les établissements existant au 1

er

janvier 2004, pour

lesquels l'exonération a pris fin en 2008 ;

– les établissements ayant fait l’objet d’une création ou

d'une extension entre le 1

er

janvier 2004 et le 2 avril 2006.

ZFU-TE de troisième génération

(

art.

1466 A-I sexies du

CGI

;

BOI-IF-CFE-10-30-50-50 )

Les établissements existant au 1

er

janvier 2006 dans les

ZFU-TE de troisième génération, qui s’y créent ou s’y

étendent entre cette date et le 31 décembre 2014 peuvent

bénéficier de l’exonération prévue à l’article

1466 A-I sexies

du CGI

.

La durée de l’exonération est de 5 ans.

Ce régime s’applique également aux établissements

existant au 1

er

janvier 2007 dans le périmètre des

extensions des zones franches urbaines de 1

re

et 2

e

générations intervenues en 2007

(

décret n° 2007-894

du 15 mai 2007

)

.

L’exonération prévue à l’article

1466 A I sexies du CGI

s’applique également aux extensions et créations

d’établissements réalisées entre le 1

er

janvier 2006 et le

31 décembre 2014 dans les ZFU-TE de première et de

seconde générations.

–  Activité exercée par l’entreprise

Pour l’exonération prévue à l’article

1466 A-I sexies

du CGI

, l’activité exercée à titre principal

dans

l’établissement pour lequel l’entreprise sollicite l’exonération

ne doit pas relever des secteurs de la construction

automobile,

construction navale, fabrication de fibres

artificielles ou synthétiques, sidérurgie ou des transports

routiers de marchandises.

– Conditions particulières

Pour bénéficier de l’exonération, l’entreprise doit remplir, de

manière cumulative, les conditions suivantes :

– elle doit employer au plus 50 salariés au 1

er

janvier 2006

ou à la date de sa création ou de son implantation si elle

est postérieure. L’exonération n’est pas remise en cause si

pendant la période d’exonération, l’effectif de l’entreprise

dont dépend l’établissement ou celui de l’établissement lui-

même dépasse 50 salariés dès lors que la condition était

remplie au niveau de l’entreprise au 1

er

janvier 2006 ou à la

date de création ou d’implantation si elle est postérieure ;

– elle doit avoir, au cours de la période de référence, soit

réalisé un chiffre d’affaires annuel inférieur à 10 millions

d’euros soit avoir un total de bilan inférieur à 10 millions

d’euros ;

son capital ou ses droits de vote ne doivent pas être

détenus, directement ou indirectement, à hauteur de 25 %

ou plus par une entreprise ou conjointement par plusieurs

entreprises dont l’effectif excède 250 salariés et dont le

chiffres d’affaires annuel hors taxes excède 50 millions

d’euros ou le total de bilan excède 43 millions d’euros.

Dispositions communes aux ZFU-TE de première,

seconde et troisième génération

Depuis le 1

er

janvier 2002 dans les ZFU-TE de première

génération, le 1

er

janvier 2004 dans les ZFU-TE de seconde

génération et le 1

er

janvier 2006 dans les ZFU-TE de

troisième génération, en cas de changement d’exploitant au

cours de la période d’exonération, celle-ci est maintenue

pour la période restant à courir dans les conditions prévues

pour le prédécesseur.

Le plafond d'exonération de CFE applicable aux créations

ou extensions d'établissements ainsi qu'aux changements

d'exploitant dans les ZFU-TE est fixé pour 2017 à un

montant de 77 243 € de base nette imposable.

Sortie de l’exonération : application d’un abattement

dégressif pour les établissements situés en ZFU-TE

Sauf délibération contraire des communes ou de leurs

EPCI dotés d’une fiscalité propre, la base nette imposable

des établissements ayant bénéficié d’une exonération au

titre du régime ZFU, fait objet d’un abattement à l’issue de

la période d’exonération.

Pour la généralité des établissements, le montant de cet

abattement est égal, la première année, à 60 % de la base

exonérée la dernière année d’application du dispositif

d’exonération. Il est ramené à 40 % la deuxième année et à

20 % l’année suivante.

Pour les établissements dont l’entreprise compte moins de

cinq salariés au cours de la période de référence de la

dernière année d’application du dispositif d’exonération, le

montant de cet abattement est de :

– 60 % les cinq premières années ;

– 40 % les sixième et septième années ;

– 20 % les huitième et neuvième années.

La condition d’effectif doit être respectée au cours de

l’avant-dernière année civile qui précède la dernière année

au titre de laquelle l’établissement implanté en ZFU

bénéficie de l’exonération à 100 % (dans la généralité des

cas, il s’agit de la troisième année d’exonération à taux

plein. Une entreprise qui emploiera, au cours de cette

période, cinq salariés ou plus bénéficiera donc d’un

abattement dégressif de 60 %, 40 % et 20 % au titre des

trois années suivant l’exonération).

Le respect ultérieur de la condition en cause n’est pas

susceptible de permettre de bénéficier de l’abattement

dégressif sur les neuf années suivant la période

d’exonération.

Cet abattement dégressif est cumulable avec un autre

système d’exonération, toutefois ce cumul n’est permis

que dans la limite prévue par le

règlement (UE)

n° 1407/2013 de la Commission, du 18 décembre 2013,

relatif à l'application des articles 107 et 108 du traité sur le

fonctionnement de l'Union européenne des aides de

minimis

s'agissant aux avantages octroyés à compter du

1

er

janvier 2014.

133

LA COTISATION FONCIÈRE

DES ENTREPRISES

;